Confluences

06 avril 2008

nouvel endroit, nouvelle personne

http://confluences2.canalblog.com

Parce qu'il me fallait partir...mais pas complètement

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20 avril 2007

nostalgie

Surprenante et mystérieuse Kate Bush...

http://www.youtube.com/watch?v=gfGc4wcil2g

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17 avril 2007

dans ces moments là

C'est donc cela que voulait dire l'expression, ça passe ou ça casse. Il faut que ça passe. Ce que tu me dis n'est pas juste alors comme d'habitude je montre les crocs de suite, mais il y a aussi des moments ou je suis juste calme, olympienne, impassible, et c'est dans ces moments là, comme ce soir que je souffre le plus, et c'est dans ces moments là que je suis dépitée, et c'est dans ces moments là que je n'ai pas de colère parce que tout est rentré profond, tout est rentré à retardement. Pourquoi as-tu dit ça malheureux, pourquoi n'es-tu pas fichu de faire attention à tes mots, pourquoi ne peut on pas revenir en arrière, parce que là simplement ça fait partie des choses que je ne peux pas oublier, et je vais maintenant avoir bcp de mal à tout, à poser la main sur toi, à te laisser me toucher, à m'asseoir sur tes meubles, à marcher à côté de toi.  Sans penser à la parole que tu auras eu aujourd'hui car il est déjà trop tard. je suis déjà en train de l'avaler, je l'ai déjà avalée, elle m'étouffe l'oesophage, de l'intérieur.

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02 janvier 2007

Impaire

2007 est comme une piscine non remuée encore. J'arrivais tôt le matin, au coliséum, et avant de passer ma carte je regardais par la vitre cette belle eau stable qui ne bougeait pas, je voulais l'étrenner, je voulais l'étreindre, je la voulais pour moi toute seule.

Mes nuits sont ponctuées d'angoisses. Ca revient au même que si, au fond, j'avais fait la fête comme des milliers de français.

Tant de choses ont changé en ces quelques mois, et pourtant, je reste la même. Incertaine de ce dont son avenir sera fait.

2007, comme verlaine, je préfère l'impair. Et l'imperfection, le petit rien du tout qui est tellement plus. alors 2007, encore pure, encore limpide et stable, j'ouvre mes bras, en tremblant, et je plonge.

Que 2007 comble de joie ceux que j'aime et ceux que je ne connais pas, mais qui ont tous une petite raison d'être heureux comme quiconque.

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01 novembre 2006

Ai-je une vie antérieure qui provoque chez moi ce mal être pour tout ce qui touche de près ou de loin à la conduite...c'est encore + douloureux que tout ce qui se passe au boulot, et pourtant c'est bcp moins grave. Enfin non peut-être pas. Y'a la mort au bout. Ce que je réalise c'est que je commencais vraiment à avoir du plaisir, à aimer ça, à me sentir capable...et comme par hasard il a fallu que je déménage. De toute façon je fais un rejet de tout ce qui appartient à cette nouvelle ville que je hais. J'ai l'impression de gâcher un an de mon existence. Je ne veux pas y retourner. Faudra bien. Quand on veut me faire pleurer, il suffit de parler de conduite, du permis, etc. ça marche. Si un jour je fais du théâtre je saurai comment faire monter les lamres pour jouer une scène triste. C'est instantané. J'ai jamais surmonté mon 2ème échec. Il était injuste.Je ne m'en remets tjrs pas.

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26 octobre 2006

chuut

On croit qu'avoir quelqu'un dans sa vie va nous aider à mieux nous connaître : c'est tout le contraire. Te laisser entrer c'est te donner une partie de mon existence, que je voulais garder. Réfléchir ensemble c'est creuser immensément plus fort pour y déterrer ce qu'on y avait enfoui. Qui suis-je ? Toute vérité sur moi-même semble disparaître. Tout ce que je croyais savoir. Je ne sais même pas ce que je veux, ce à quoi je tends. Lorsque nos doigts se parlent, y'a pas besoin de mots. Pourquoi veux tu savoir...Pourquoi faut il inéluctablement partager...ne dis rien...

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22 août 2006

Errance

Je ne sais pas. Je le voulais tellement et je pleure chaque jour depuis. Pas une seule journée sans larmes. Je n'aurai plus jamais des conditions aussi bonnes, et je n'ai pas su réussir. Et je n'arrive pas à me pardonner. J'ai accepté de quitter ma ville, son parc, ses quartiers, mes petites ballades matinales, parce que c'est le prix à payer lorsqu'on est jeune enseignant et je le savais. Je n'ai trop rien dit. Mais CA. Ca comence à faire bcp. Ca je le voulais. Ca j'ai bossé pour l'obtenir. Je n'aurai plus jamais la même motivation, je n'y croirai plus autant. Surtout ailleurs. Je suis perdue, il ne me reste plus rien de stable, plus de racine. C'était tout ce que je voulais, tout mon été y est passé. Je me suis rongée pendant ttes les vacances.

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12 août 2006

Saleté !

salet_

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merci

Je ne croyais plus cela possible, mais je l'avais espéré une dernière fois, j'avais demandé une dernière fois avant de partir, rien qu'une. Et ça m'a été accordé. Même si ça sert à rien, même si c'est con, et que je le sais. Tu apparais, de ta démarche lente, régulière, tranquille...je n'ai jamais su marcher comme ça, comme si rien ne me faisait peur. Tu laisseras une trace. J'en garde cette image sereine, ensoleillée, comme la dernière. Je te regarde du coin de l'oeil, toi qui m'a apporté beaucoup plus que tu ne le  sauras jamais, et je pense très fort, je murmure cette prophétie : sois heureux.

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14 juillet 2006

J'ai mal de voir ce bonheur presque à travers une vitre, tellement je semble tendre la main  vers ces interstices de soleil sans les atteindre, tout en étant paradoxalement parmi eux. J'ai mal de tous les écrits laissés puis jetés, ces journaux, ces lettres, tantôt reçues tantôt destinées à qqn, voire à personne, puis non envoyées. Ces choses qui laissent des traces et que je voudrais effacer de ma vie, pour oublier que j'ai tant souffert. J'ai mal que le temps rende les choses ephémères: quelle différence ça fait, alors, pourquoi ressent-on, pourquoi un jour quelque chose serait fait pour durer ? J'ai eu des joies, des choses fortes, des amours et voilà qu'on y repense plus tard avec un regard voilé. Même la souffrance n'est rien à côté de ce qu'elle a été. La douleur dort aussi dans les bonnes choses. aujourd'hui ça semble délavé, de ce qui me faisait, gémir, rire, mordre de rage hier. Le temps...je lui en veux autant d'atténuer la mal que d'atténuer le bien. Sur le qui vive...quelle sera alors la prochaine , connaîtrai-je le répit?

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02 juillet 2006

Mistral gagnant

A. pourquoi et comment. On avait chanté cette chanson au karaoké, il y avait S. avec nous et peut-être même E. qui l'avait chantée aussi mais mes souvenirs sont flous. Je me souviens que tu avais un t-shirt bleu avec des écritures dessus façons tags. Puis il reste une photo de nous 3, et c'était l'époque où j'avais encore mes cheveux courts. Je crois que des choses se sont brisées depuis enfin je veux dire les choses ne seront plus jamais comme avant. Je n'ai jamais cherché à comprendre ce qui t'était arrivé puisque pour moi c'était trop tard. J'espère juste que tu ne l'as pas fait pour appeler au secours et que personne n'est venu; j'espère que tu l'as fait parce que tu as vraiment voulu le faire. Quand j'ai perdu des loulous dans un accident, je me suis demandé s'ils avaient souffert. Genre est-ce qu'n souffre dans ces moments là ou est-ce que le choc est si fort qu'il atténue tout. C'est horrible de se poser ces questions et pourtant je me les pose parce que y'a encore des choses que je pige pas, et c'était notre rôle de les éduquer, on avait une mission envers eux, on n'a pas pu les protéger; toi non plus et je me devais de le faire en tant qu'amie mais c'était pas ma faute et il y a des phases où  on s'éloigne, où on ne peut protéger tout le monde ni être tout le temps sur le qui vive, et il faut aussi penser à soi, sinon c'est soi-même qu'on tue à petit feu. Etais-tu amoureuse, t'étais-tu mise dans la galère ? Je ne sais même pas de quelle façon tu es ... bref. As-tu trouvé des réponses, où que tu sois.

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01 juillet 2006

pfff

Je ne veux pas partir...

Il allait encore m'arriver tant de choses ici.

J'ai presque mal, une petite douleur de rien, comme quand on est nostalgique de quelque chose, qui nous manque déjà avant de l'avoir perdu. Ou avant même d'avoir commencé.

Je suis guidée par mon affectif tout le temps.  J'avais mes attaches.

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17 juin 2006

Puis aussi.

Ce qui est dur c'est de rompre avec ses attaches. Il y a des gens qu'on ne reverra plus jamais parce que c'était déjà des gens sur qui on souhaitait tomber quand on marchait dans la rue. Puis un jour ça arrive tu le croises vraiment, et là en fait ça te pourrit te journée, tu rentres dans les galeries et tu oublies ce que tu avais à acheter, parce que tu ne veux plus qu'une chose : rentrer chez toi. Pour repasser la rencontre dans la tête. Et là tu t'aperçois que cela devenait fort. Ce genre de conneries qui fait qu'après tout il vaut mieux qu'en effet, tu partes. Avant que tu sois carrément sous l'emprise. Me donne une terrible envie de chialer. Et c'est là que l'effet papillon intervient. Des questions du style : que se passerait-il si je restais ? Ma vie serait-elle différente ? Commettrais-je l'irréparable ?

Là les circonstances choisissent pour moi.

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Sun

C'est la fin, les loulous passent le bac et ont planché sur leurs épreuves. On en croise quelques uns parfois, qui viennent réviser au cdi. Il fallait que je quitte mon lycée un jour, je le savais. Je vais sans doute aller au pot de fin d'année le 03, même si ça tombe un lundi. Je vais être triste, la vache.

L'année prochaine, on déménage tous dans l'oise ! Enfin pas tous, mais une copine et son mec, et une autre qui est sur la même zone que moi, mais je ne sais pas si elle déménage. J'en verrai d'autres, j'ai vécu un an en angleterre, et alors là, les formalités administratives genre sécu c'était vraiment pas évident. J'ai juste la trouille de ne pas pouvoir accéder en train à mon lieu de travail...toujours inconnu à ce jour. Et dans ce cas là je fais quoi, je plante ma tente ? En tout cas, j'espère qu'il y aura l'homme de ma vie dans ce département , parce que bouh. C'est dans ces moments là qu'on se rend compte qu'on est seul, que personne ne va veiller sur nous.

Il y a un groumf de stage à faire la semaine prochaine. J'ai dû faire un courrier à mon auto école ce matin parce qu'ils avaient promis de me rappeler dès qu'ils auraient de la place et donc j'ai attendu...et comme il y a ce stage tte la semaine je ne vais pas pouvoir appeler ni passer les voir de visu. C'est ce que je préfère voir les gens de visu. C'est le bourdoul.

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28 mai 2006

Accepter

Accepter de vivre en perdant. Accepter de reprendre la plume, le fil, qui n mène à rien de tangible mais à quelque chose que je suis seule à voir. Accepter l'inacceptable.

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06 mai 2006

rentrée

Pour la première fois de ma vie, je me suis sentie "hors circuit". Pour une fois j'avais vraiment fait la coupure vacances, alors que d'hab je ne pense qu'au lycée. Les autres aussi ça leur fait ça. C'est peut-être qu'il fait beau. J'ai dit à ma coach "oh là là je vais pas y arriver aujourd'hui", tellement j'étais encore en vacances dans ma tête, et zou, il faut un livre de maths par-ci, un périodique par là, et hop "madame, l'imprimante elle imprime pas"...donc en fait j'ai vite dû me remettre dedans. Surtout aujourd'hui puisque j'étais seule. Les temps sont durs et je crois que nous devons nous préparer à une période difficile d'ici la semaine prochaine. Mais ça c'est une autre histoire.

Pffou. J'ai passé ma soutenance, ça a été. Sauf que l'iufm continue de nous emmerder avec des formations qui saoûlent tout le monde. surtout celle qui n'était pas prévue, au crdp. Je leur en veux, avec leurs gros clichés sur l'adolescence, comme si on les avait attendu pour savoir que c'était un âge difficile et qu'il fallait faire attention. Sauf que parfois y'a des vrais gens qui meurent, et là c'est du vrai sang et de la vraie vie, eux ils lisent des trucs sur leurs bouquins. C'est ça qui me fous le + en rogne dans l'iufm : ils nous prennent pour des cons, alors que parfois à notre âge on en a vécu bcp plus qu'eux.

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21 avril 2006

Je n'ai vraiment aucune envie de reprendre contact avec l'auto-école et conduire est pour moi un truc qui me pourrit la vie. Je veux dire, même si j'avais le permis je ne serais pas contente. J'ai horreur de ça. Je n'ai aucun plaisir à le faire. Ca ne me correspond absolument pas. Ca me donne envie de vomir. Je viens de passer une quasi-nuit blanche à réfléchir à ce que je pourrais faire pour y échapper. Je  veux déménager dans l'endroit où je serai nommée, tant pis si c'est petit, moche et qu'il n'y a rien à faire. Par contre, le hic c'est si jamais je suis tzr sur 2 postes différents, qui ne sont pas dans la même ville. Là je me  demande s'il y a des procédures d' "appel" comme dans les tribunaux, ou si l'on peut refuser un poste.

Mes parents et mon entourage vont surement me saouler pour que je rappelle l'auto-école. J'en suis malade. Personne ne me foutra la paix et les gens n'arrêteront pas de remettre ça sur le tapis. J'ai envie de leur envoyer mon poing dans la gueule avec leur morale à 2 francs. Ils n'y comprennent rien; pour moi c'est une phobie. Peut-être aurais-je dû demander une académie comme Créteil ou Versaille. Des endroits où on trouve encore des RER pour se déplacer.

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17 avril 2006

Le bruit que ça a fait. Ce qui m'a fait bizarre, c'est que c'était une journée comme les autres, mais moi, passagère arrière, le bruit que ça a fait, mais c'est allé trop vite. "t'as renversé quelqu'un!" a-t-elle hurlé, et elle a commencé à pleurer, à paniquer. Je ne sais plus exactement dans quel ordre le raconter, car tout était simultané, ou l'histoire de fragments de seconde. Lui, il est sorti à toute vitesse. Mais entre temps la jeune fille qui accompagnait la gamine, hurlait, hurlait, c'était comme dans les films, ou dans les pubs de sécurité routière. Je voyais un corps allongé, au début, parce qu'elle était sonnée, en me retournant, et la voyant par la vitre arrière de la voiture, à quelques mètres inerte, j'ai cru qu'elle était morte. Et en une seconde j'ai vu toutes ces vies basculer, au hasard d'une rue. Celle de la demoiselle allongée là, et que je croyais foudroyée sur le coup. Celle de mon ami qui conduisait, qui était quelqu'un de bien. Pourtant.

Je sais plus qui exactement a appelé les secours. quand mon amie et moi avons couru là bas, on a vu qu'elle avait les yeux ouverts, qu'elle était consciente. Et puis, je crois avoir demandé à cette amie si elle se sentait capable de déplacer la voiture, qui entre-temps était restée sur une route à grande circulation à l'heure de pointe (18 heures).

En revenant, on a vu que la gamine s'était relevée. Du sang, des éraflures à la tête. Là j'ai éprouvé un grand soulagement. C'était tout ce que je désirais. Eux, mes amis, allaient moins bien. Mon amie encore très choquée est venue à la maison, tandis que lui montait dans le camion des pompiers pour accompagner l'adolescente et la fille (qui avait hurlé et qui se révelait être sa soeur)...

J'avais déjà bcp réfléchi à la mort dans ma vie. Mais je n'avais jamais vraiment médité à ce point...sur...sur le fait qu'on puisse tuer aussi facilement. Sur le fait que tuer ne relève pas seulement des délinquants ou des gens cruels, fous, passionnés, dérangés, frustrés. Ca peut arriver à des gens biens. Ca peut arriver à mon père, à mes grands parents, mes collègues, mes amis, même à moi. Comme la vie peut basculer si vite, dans nos routines, si vites, parce qu'on croit que le même schéma se répète inlassablement.

Et j'ai peur.

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02 avril 2006

Je suis duelle

Il m'arrive d'être en colère, de me mordre les lèvres, de me ronger jusque dans le fond des tripes pour préserver cette attitude posée et ne pas faire de ravages autour de moi, ni dans mes relations. Ce sont des gens que j'aime, aussi. Ai-je tort... Je ne sais pas. J'ai souvent envie de dire, mais les mots sont source de malentendus, disait le renard du petit prince. Self control. Ce que je n'aime pas ce sont les injustices. Mais à chaque fois que je me suis défendue, ça ne m'a attiré que des ennuis. Mieux vaut se taire. Je suis blessée. Mais j'en verrai d'autres. Il faut juste que ça passe.

J'ai parfois l'impression d'avoir la conscience comme un gros gouffre béant, qui capte tout, qui capte le bonheur la douleur, les ressentis des gens. Aussi quand quelqu'un souffre autour de moi je perçois le malaise, le trésaillement... et ça commence à devenir lourd à porter, à la longue. Je me sens sensible à tout. J'ai envie de fermer les yeux, voire le coeur pour ne pas voir. Cadenasse. Mais ça marche pas. Je le sens bien, ce matin les oiseaux renaissants ont réussi à me réveiller en m'émerveillant encore. Ce n'est qu'un printemps, bordel. Mais déjà, j'ai envie de m'allonger au soleil et de sentir ce mélange de vent et de chaleur sur ma nuque, puis le parfum de l'herbe coupée, en chassant les divers et variés insectes qui prennent mes jambes pour leur piste de ballade.

Etre en vie, merde, c'est prendre le risque de tout porter, le bien, le mal, le beau, le moche. Je compense l'espèce de petite douleur immortelle préservée au fond de moi, par ces petits plaisirs fugaces d'une journée. Faut pas trop en demander à la vie. Elle distribue selon notre échelle. Alors c'est clair que pour relativiser il suffit d'allumer les infos, et se mettre à la place des autres. N'empêche que ça ne nous empêche pas d'avoir mal. A notre échelle. Je culpabilise.

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26 mars 2006

Il est quelle heure?

Je ne sais pas si je dois avancer ou reculer d'une heure. Pour revenir à mon message précédent, je disais donc que le temps était une saloperie. Et là c'est la seule illusion que nous ayons d'avoir prise sur lui. J'veux pas râter ça.

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